La relation triadique

La médiation par l’animal, va permettre de travailler divers aspects : thérapeutiques, sociaux, pédagogiques, éducatifs, moteurs et cognitifs, par le biais d’une relation construite avec l’animal. Elle permet à un professionnel de rentrer dans une relation de confiance avec son bénéficiaire. Celui-ci pourra travailler son mieux-être grâce au rapport du vivant. Ce lien est basé sur le principe de la relation triadique établit par Véronique Servais.

Chaque lien de cette relation est importante pour que la relation soit une base référente du travail effectué.

Le triangle va être basé entre l’intervenant qui dispose d’un référent (personne en rapport direct et quotidien avec le participant), le participant et l’animal. Le plus important des liens est celui entre l’animal et l’intervenant. Le lien construit entre ces deux entités va impacter directement le participant. Un équilibre se construit.

La médiation par l’animal est la plus impactante lorsque les séances sont récurrentes et présente un suivi régulier mesurant l’évolution par des comptes-rendus de séances.

Le terme de médiation par l’animal a été retenu en France par la Fondation Adrienne et Pierre Sommer comparé au terme de zoothérapie qui a été initié en Quebec pour deux raisons :

La première part du constat que la présence animale apporte en soi un mieux être aux possesseurs (effet sur le rythme cardiaque par exemple) mais ne prétend pas guérir un trouble organique ou psychique comme l’aromathérapie. L’apport de l’animal s’effectue sur le plan de l’émotion, du relationnel, du psychisme, du sensoriel et par un travail sur les postures en rééducation fonctionnelle avec le cheval. Ainsi, par exemple, un enfant avec autisme va-t-il communiquer avec le chien contre toute attente, la présence d’un chien réveille les émotions de la personne âgée mutique, la personne atteinte de troubles psychiques s’apaise, communique en présence d’un animal.

La seconde raison qui nous conduit à privilégier le terme de médiation animale est la nécessaire présence et action d’un intervenant (psychologue, éducateur, psychomotricien, etc.) connaissant d’une part la situation de la personne en difficulté, de ses troubles, de ses besoins, de son comportement, d’autre part les capacités et les limites de l‘animal pour orienter, seul ou avec l’appui d’un spécialiste de l’animal, la pratique lors des séances.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *